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 anton hemingway.

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Nolan Dassigny
once you're grown up, you can't go back
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Messages : 17
Date d'inscription : 10/09/2017

MessageSujet: anton hemingway.   Mer 25 Juil - 22:57

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<center><div class="fondprez"><div class="cache"><div class="triangle"><div class="gif"></div></div></div><div class="texte"><div class="titre">Anton <N2>Jude</N2> Hemingway</div><div class="portrait"><img src="http://i.imgur.com/bH84JEq.png"><div class="feat">FT MATTHEW DADDARIO</div></div>
   <div class="cadreidentite"><div class="texteI"><div class="gifI" style="background-image: url('https://i.imgbox.com/44EvHExt.gif'); background-position: 50% 10%; background-size: 200px;"></div><div class="libreI"><I1>Nom(s)</I1> Hemingway, nom de son papa tout naturellement. Sur sa carte d'identité figure aussi le nom de Ioannis, celui de sa maman, puisque ses parents ont décidés qu'il porterait les deux noms. <I2>Prénom(s)</I2> Anton, choisi par sa maman. Jude, le prénom de son grand-père paternel, décédé quelques jours après sa naissance à qui ils ont donc rendu hommage. <I1>Date et lieu de naissance</I1> 24 décembre 1991 à New-York. <I2>Nationalité(s)</I2> Américain. Il n'a pas essayé d'obtenir la double nationalité, ce qu'il regrette un peu à présent.   <I1>Origines</I1> Américain par papa, australien et grecque par maman.  <I2>Statut</I2> écrire ici. <I1>Orientation sexuelle</I1> hétérosexuel, aux dernières nouvelles. Il s'est retrouvé à une ou deux reprises sa langue au fond de la gorge d'un mec, mais ça n'a jamais dépassé ce stade. Il n'est pas complètement fermé à cette possibilité, il n'a juste jamais rien ressenti pour un mec. <I2>Lieu d'Habitation</I2> Coney Island, New-York. <I1>Activité professionnelle</I1> septième année année de médecine, spécialisation chirurgie pédiatrique  <I2> Traits de caractère</I2> Anton, c’est avant tout une force tranquille, avec une patience à toute épreuve. On lui a d’ailleurs souvent répété qu’il ferait un excellent professeur, pouvant répondre dix fois à la même question sans être excédé par celle-ci. Bien sûr, comme tout le monde, il y a de petites choses qui peuvent le rendre dingue en un quart de seconde mais celles-ci se comptent sur les doigts d’une main. Insouciant, il a gardé ce petit côté enfant qui fait de lui un éternel optimiste, étant souvent perçu comme de la naïveté par les autres. Loyal et fidèle, l’américain n’est pas le genre de personne qui retourne sa veste ou se laisse influencer, tant en amour quand amitié. Il en attend donc de même des autres et a souvent été déçu. Rancunier, une fois qu’il l’a été, Anton pardonne rarement. Il a beaucoup de mal à accorder sa confiance deux fois et estime que si quelqu’un n’a pas hésité à le trahir, il recommencera de toute façon. Charismatique naturellement, il peut parfois paraître un peu trop sûr de lui, voir hautain, mais derrière cette façade se cache quelqu’un qui a peu de confiance en lui et se remet sans cesse en question. Il a ce côté Calimero, ou plutôt Oliver Queen, à toujours prendre la responsabilité pour tout ce qui arrive autour de lui. Paradoxalement, cette personnalité n’existe que dans sa vie privée, car dans le milieu professionnel, Anton sait parfaitement ce qu’il vaut. Persévérant et ambitieux, le jeune homme a toujours redoublé d’effort pour faire partie de cette poignée d’étudiants que l’on destine à une grande carrière. Une certaine arrogance pointe le bout de son nez lorsqu’il en vient à parler de ses compétences et l’orgueil de monsieur ne supporte pas que cela soit remis en cause.
Il n’est pas forcément une personne tactile ou démonstrative, bien qu’il puisse se montrer attentionné envers les personnes les plus proches de lui. Anton est jaloux et possessif, ce qui découle clairement de son manque de confiance en lui. Organisé est certainement l’adjectif qui s’éloigne le plus de sa personnalité, étant un bordélique né. Ses cours sont totalement incompréhensibles pour toute personne qui tenterait d’y mettre le nez, raison pour laquelle il a vite abandonné l’idée de faire du tutorat. Vrai tête en l’air, il est plutôt le genre de personne qui fini sans courant après avoir posé n’importe où ses 4 rappels pour la facture d’électricité. Il a tendance à devenir impulsif dés que l’on s’attaque à lui ou ses proches, devenant quelqu’un de froid, voir de complètement irréfléchi et bagarreur. Sur le plan sentimental, Anton a abandonné l’idée il y a longtemps de jouer au séducteur, puisqu’il est lamentable dans ce rôle. Il fini généralement par tourner le tout en une vaste blague avant d’en devenir une lui-même. Bien qu’il puisse avoir quelques petits gestes par-ci par-là, il n’a jamais été du genre très romantique et préfère de loin le naturel. Pour terminer, Anton est également borné, têtu, râleur – oh que oui, monsieur aime se plaindre ! – et surtout gourmand. </div></div></div>
   <div class="cadrehobbies"><div class="hobbies"><div class="libreH"><I2>Anecdotes & Caractère</I2> Il a une sœur ainée, Athena, et une cadette, Enora. Ils ont toujours été soudés comme les doigts de la main, même si celles-ci lui reprochent à présent son attitude envers ses parents. + Il lui aura fallu du temps, mais Anton a compris que l’accident d’Aiden résultait avant tout de l’inconscience de sa mère. Depuis, il a beaucoup de mal à ne pas lui en vouloir pour ça, même s’il sait qu’elle s’en veut déjà beaucoup sans qu’il en ajoute une couche. + Il fait du basketball depuis l’âge de 6 ans et a un don naturel pour ce sport. Repéré par des recruteurs, on lui a promis une brillante carrière pro s’il décidait de se consacrer entièrement à ça. Anton a néanmoins refusé de réaliser ce rêve qui était avant tout celui d’Aiden et dont il l’a privé. + Il fonctionne tel un aimant sur les enfants qui pour une raison inconnue finissent toujours autour de lui.  Il faut dire qu’il est assez doué avec eux, peut-être parce que quelques part, il a toujours la même âme innocente et insouciante. + Loin d’être matérialiste ou extravagant, son Audi est pourtant son petit bébé, sa seule folie dont il prend soin comme s’il s’agissait de quelqu’un à part entière. + Il adore les animaux mais est allergique aux poils de chat qui peuvent l’envoyer à l’hôpital en moins de deux. +  Il boit du coca-cola à longueur de temps, et n’allez surtout pas lui dire que pepsi c’est pareil. + Il n’aime pas le thé et n’est pas un grand fan de café, même s’il ne renonce pas à un cappuccino de temps en temps. + Il déteste porter des chaussettes et est à pieds nus dés qu’il en a l’occasion. + Il n’a jamais aimé la couleur jaune, sans la moindre raison. + Il n’est pas un grand fan des costumes trois pièces et ne les porte qu’en de rares occasions, ou lorsqu’on le lui impose. Rien de mieux qu’un jeans, ses Stan et un t-shirt. + Sa meilleure défense est l'humour, même si celui-ci ne fait parfois rire que lui. Quand il ne sait pas quoi dire ou faire, il fini toujours par en rire. + Il ne supporte pas entendre quelqu'un croquer ou mâcher un aliment, surtout quand c'est le calme plat et que ce son est l'unique chose qu'il entend. Ça le rend complètement dingue et il devient alors incapable de se concentrer sur autre chose. Dans le silence, les chips deviennent ses plus grandes ennemies. </div></div></div>
   <div class="joueur"><table><td><div class="Snote">❝ </div></td><td><div class="note">Ce personnage a été créé par <z>chasing time.</z> et a été joué sur <z>GMA</z>. C'était un <Z>personnage inventé</z> joué de <z>juin 2015 à septembre 2017.</z>.</div></td></table></div></div></div></center>
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Nolan Dassigny
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MessageSujet: Re: anton hemingway.   Mer 25 Juil - 22:58

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<center><div class="fondprez"><div class="cache"><div class="triangle"><div class="gif"></div></div></div><div class="texte"><div class="titre">JUST ME MYSELF AND I</div><div class="citation">Keep up with role-play, may they live for ever</div>
he ran away in his sleep
❝ nyc - 17 avril 2001 ❞


« Qu’est ce que tu as fait ? Anton tu… Lâche ça ! Lâche ça tout de suite ! » Maman s’affolait autour de moi, alors que je lâchais prise sur l’arme sur laquelle mes doigts s’étaient cramponnés quelques secondes plus tôt. Celle-ci m’avait propulsé en arrière au moment de la décharge mais, malgré la surprise, je n’avais rien lâché. Ma mère hurlait à plein poumon à présent, me suppliant d’appeler les secours mais je restais figé, les yeux plantés sur le corps inerte de mon ami qui vidait de son sang. Je ne revenais à moi que lorsque le cri étouffé d’Enora me parvenait, alors que papa la prenait dans ses bras pour l’épargner de la scène qu’offrait à présent ma salle de jeu. Le bonheur de jouer aux cowboys s’était éteint au moment ou la détonation avait brisé nos rires cristallins. J’avais vite compris qu’il ne jouait plus en lisant la peur dans son regard, l’hémoglobine devenant doucement l’unique chose que je pouvais voir.

Je reprenais mes esprits après un long moment à l’hôpital, bien qu’incapable de comprendre ce qu’il venait de se passer. Il y avait eut beaucoup de cris, principalement entre mes parents et ceux d’Aiden, beaucoup de larmes, mais je n’avais pas bougé d’un seul centimètre. C’est ce que l’on m’avait ordonné et j’obéissais, les fins doigts d’Enora dans les miens. « Aiden va mourir ? » Demandais-je à papa qui se contentait de me faire taire une nouvelle fois, en m’assurant qu’il irait bien. Deux agents de police faisaient leur entrée dans la salle d'attente dans laquelle nous nous trouvions et tout le monde s’agitaient autour d’eux. J’allais avoir des ennuies, peut-être même aller en prison mais je n’avais pas peur. Ma seule crainte était de savoir si celui que je considérais comme un frère allait bien et personne ici ne daignait me répondre. « Attend papa ici, d’accord ? » Les yeux apeurés d’Enora me suppliait de ne pas la laisser seule, ce qui ne m’empêchait pas de lâcher sa main et mettre les voiles. Je lui désignais nos parents, situés à quelques mètres de nous, pour la rassurer et m’aventurais ensuite dans les couloirs de l’hôpital. Il devait bien y avoir un docteur qui allait pouvoir me répondre.

« Assied-toi là. Je vais aller chercher quelqu’un qui s’occupe d’Aiden et qui pourra te répondre. Tu me promets de ne pas bouger d’ici ? » J’acquiesçais d’un signe de tête et lui adressais un maigre sourire en guise de remerciements. C’était la première personne qui semblait vouloir me fournir une réponse, même si elle me demandait comme tous les autres d’attendre en silence. Quelques minutes plus tard, Monica revenait en compagnie d’un docteur qui s’accroupissait devant moi. « Tu es l'ami d'Aiden ? » Je me contentais d’agiter la tête, fixant mes chaussures pour ne pas avoir à le regarder. C’était de ma faute s’il était ici, de ma faute s’il avait mal… Je ne méritais pas qu’on réponde à mes questions, c’est bien pour cela que personne n’avait pris la peine de le faire jusqu’ici. En être conscient ne m'empêchait pas de continuer à demander. « Je suis le docteur Peters, mais tu peux m’appeler Owen. Je m’occupe d’Aiden et je peux te dire qu’il est très courageux. » Je pinçais les lèvres, retenant les larmes qui m’empêchaient à présent de voir clairement. « Est-ce que je lui ai fais très mal ? » Le docteur se redressait pour finalement prendre place sur le siège à côté du mien, pivotant pour me faire face. Je distinguais à peine son visage à travers mes larmes, mais quelque chose en lui me mettait en confiance. « Il se fait opéré pour l’instant. On lui a donné un médicament qui efface complètement la douleur, je te promets qu’il n’a pas mal. » Ses mots avaient beau être rassurants, son ton calme et posé, les traits de son visage légèrement crispés m’empêchaient de lui faire totalement confiance, bien que j’avais envie de le faire. Je repassais ses mots dans ma tête jusqu’à ce qu’il me ramène sur terre. Je n’avais même pas remarqué que Monica était revenue elle-aussi et me tendait la main. « Beaucoup de monde te cherche, tu es d’accord qu’on aille les rejoindre ? » Je me levais et répondais par la positive. Je craignais de les retrouver et me faire disputé pour avoir bouger de mon siège alors qu'on m'avait spécifiquement demandé de ne pas le faire, mais j'avais une réponse et me sentais un peu mieux. Papa et maman n’étaient jamais fâchés bien longtemps de toute façon. « Je vais prendre soin d’Aiden mais tu veux bien me faire une promesse en retour ? » Je l’observais, plein d’espoir. Peu importe ce qu’il demandait, je le ferais si ça pouvait aider. « Je veux que tu me promettes de te souvenir que ce n’est pas ta faute, d’accord ? Rien de tout cela n’est de ta faute. Personne n’est fâché après toi, c’était un accident. » Les parents d’Aiden comme les miens semblaient m’en vouloir beaucoup pourtant... J’adressais néanmoins un sourire à Owen et hochais positivement la tête, moment que maman choisi pour accourir et me prendre dans ses bras. Elle criait en même temps mais elle me serrait si fort que ça n’avait pas d’importance. « Tu me fais mal maman. » Dans un sanglot, elle laissait échappé un rire et se relevait ensuite pour me prendre la main. La police désirait me parler, et bien qu’effrayé, je rassemblais tout mon courage pour me diriger vers eux. Maman m’avait juré qu’il ne m’arriverait rien et qu’Aiden irait bien et je lui faisais confiance.

Aiden était sorti de l’hôpital deux mois plus tard, les mains crispées sur les roues de cette chaise roulante dans laquelle je l’avais placé pour le restant de ses jours. Ses parents avaient décidé de déménager afin d’obtenir un logement plus adapté à son handicap, mais aussi, je le savais, pour l’éloigner de moi. Nous n’étions plus à trois maisons l’un de l’autre mais à des kilomètres. Ils avaient également choisi de le changer d’école, pour les mêmes raisons. Je m’étais retrouvé à passer mes récréations seul, jusqu’à ce que maman décide enfin de me changer d’école moi aussi. Elle voulait que je continue ma scolarité là ou personne ne nous connaissait Aiden et moi, ou personne n’avait entendu parler de notre histoire et ne viendrait me poser des questions ou m’ennuyer à ce sujet. Car s’il y avait bien une chose qui me mettait hors de moi, c’était que l’on vienne me parler de lui ou m’attaquer à ce sujet. Je culpabilisais suffisamment. Je savais que maman et papa avaient beaucoup de soucis à cause de moi, que les parents d’Aiden leur en voulaient beaucoup, mais ils m’avaient demandé de ne pas m’en inquiéter. Avec le temps, l’insouciance d’un enfant de dix ans m’a permis d’avancer, comme si rien n’était arrivé, ce qui me choque toujours autant quand j’y repense à présent.

ghost from the past
❝ nyc - 13 mai 2010 ❞


Je laissais tombé le livre que j’avais à la main sur l’herbe sèche du campus, et lançait mes bras en arrière pour prendre appui sur mes paumes. Les yeux fermés, j’avais simplement envie de profiter du soleil et de cette après-midi en compagnie de ma meilleure amie, malheureusement c’était un luxe que je n’allais pas pouvoir m’accorder. La première année de médecine était littéralement en train de me tuer. Jamais ô grand jamais je n’avais pensé que ce serait facile, mais c’était encore loin de tout ce que j’avais pu imaginer. « On n’se voit presque plus. Il est temps que cette année ce termine. » Un sourire se dessinait sur mes lèvres, alors que je sentais la tête de Sacha venir prendre place sur ma cuisse. Il était temps que cette année se termine pour de nombreuses raisons, ma liberté en étant la principale. Elle me manquait terriblement à moi aussi. Les heures que nous passions ensembles au temps du lycée me semblait à présent être à des années lumières, tant cette année avait été le fruit d’un travail acharné, le plaisir passant au second plan. Voir au dixième.  J’avais hâte de la voir rejoindre les bancs de Columbia l’année prochaine afin de la croiser un peu plus souvent sur le campus, mais pour être honnête, elle était chanceuse de ne pas encore y être. Le rêve universitaire c’était bien beau, mais les fêtes sur le campus ne marchait que le premier mois, avant de comprendre que le rythme était insoutenable et que chaque minute de sommeil vous était précieuse. « Dans 4 semaines, je serai tout à toi. Tu vas tellement en avoir marre de ma gueule que tu finiras par me mettre dans un avion retour pour NY. » J’en rêvais de ces vacances, pour de multiples raisons. Je n’avais pas été en Grèce depuis près de cinq ans, j’avais cruellement besoin de me reposer et Sacha et moi allions être seuls au monde pour un mois complet. Enfin presque, j’avais de nombreux membres de la famille à qui j’étais supposé rendre visite et il en était de même pour elle. « Oui sûrement !. » Je me redressais pour la pincer, son rire sonnant comme la plus belle des mélodies. Même si la pause n’allait être que de courte durée, j’étais on-ne-peut-plus heureux qu’elle soit venue me rendre visite aujourd’hui.

Mon cœur ratait un battement quand mes yeux se posaient sur lui. Prêt à reprendre sérieusement l’étude de mes notes là ou je les avais laissée, je venais de faire l’erreur de balayer du regard le parc et les personnes qui s’y trouvaient. Toujours allongée dans l’herbe, la tête sur mes jambes, Sacha profitait du soleil et ne remarquait pas l’angoisse qui venait de naître chez moi. Je m’agitais sous ma meilleure amie pour la forcer à se redresser et me retrouvait brusquement sur mes deux jambes, prêt à aller à sa rencontre. « Je reviens tout de suite. » Je signalais sans attendre de retour et sa part et pressait le pas pour rejoindre ce fantôme du passé. Je n’avais pas forcément réfléchi à quoi dire ou faire, répondant juste à l’impulsion qui me guidait jusqu’à lui. C’est seulement lorsque je me retrouvais en face à face et qu’il plantait son regard dans le mien que je comprenais mon erreur. J’étais sorti de sa vie il y a de cela huit ans, moment ou il avait sans doute le plus besoin de moi, et nous n’avions jamais repris contact. Enfant à l’époque, je n’avais aucune excuse pour ces dernières années. « Anton Hemingway ! Ca fait un bail. » Je plaçais mes mains moites dans mes poches et forçait un maigre sourire, n’ayant pas été aussi nerveux depuis bien longtemps. Je n’avais absolument rien à lui dire… Ou plutôt un milliard d’excuses à lui fournir, mais valaient-elles vraiment quoi que ce soit ? Après autant de temps, après les dégâts irréparables causés. « Je fais du repérage, j’ai été accepté pour l’année prochaine. T’as l’temps d’me faire visiter ? » J’ouvrais la bouche et la refermais aussitôt, perplexe et surtout surpris. Un de nous n’avait pas perdu sa langue et je le remerciais pour ne pas laissé un silence gênant et interminable prendre place entre nous. Je n’en restais pas moins muet, inerte. L’année prochaine… Car oui, il avait un an de décalage à présent, un an qu’il avait perdu une nouvelle fois à cause de moi. « Oui, si tu veux. » Je me grattais la nuque et lançais un regard en direction de Sacha qui nous observait au loin, avant de reporter mon attention sur Aiden. J’avais l’impression que notre dernière rencontre, à l’hôpital quelques jours après le drame, remontait à des années lumières, à une autre vie. C’était sûrement parce que c’était le cas pour moi, que ma vie avait continué sans être changée, alors que lui continuait de payer le prix chaque jour. « Je… J’ai jamais eut l’occasion de te présenter mes excuses. Je sais que ça ne doit pas valoir grand-chose à présent mas je suis réellement désolé. » Cette culpabilité avait disparu il y a bien longtemps et me revenait en pleine face. Je ne me souvenais pas m’être un jour senti aussi mal. « Ta copine ? » Aiden me désignait du menton ma meilleure amie, les yeux toujours rivés sur nous. Elle me connaissait suffisamment pour capter ma détresse, je n’en doutais pas une seule seconde. « Une amie. » La meilleure, celle que je considérais comme ma moitié depuis plusieurs mois déjà. « Bon à savoir. » Je fronçais les sourcils avant de laisser échapper un rire. J’étais là à étouffer sous le poids de ma culpabilité et il me parlait de Sacha. Je me mettais néanmoins à sa place : son handicap devait être le sujet de conversation principal dans sa vie et j’imagine qu’au bout d’un moment, ça devenait lassant. Sauf que je n’étais pas n’importe et j’avais pensé qu’il voudrait en parlé. Au moins une fois, pour ne plus jamais avoir à revenir dessus. « Tu t’es excusé un million de fois à l’hôpital. Je t’ai dit ce jour là que je ne t’en voulais pas et c’est la vérité. » Je serrais la mâchoire et forçait un sourire. C’était impossible qu’il ne m’en veuille pas. Aiden semblait pourtant sincère.
Nous finissions par rejoindre Sacha, que je lui présentais, et récupérer mes affaires avant de commencer la visite que je venais de lui promettre. Je découvrais plus tard qu’il blâmait ma mère sur toute la ligne, puisqu’elle était celle qui avait laissé trainer cette arme dans une maison avec trois enfants. A l’époque trop jeune pour comprendre le procès qui opposaient mes parents aux siens, je n’avais même jamais posé de questions à ce sujet au cours des dernières années. Jamais réalisé que mes parents continuaient encore à ce jour de payer le prix fort pour cette erreur. La sienne, la mienne, je ne savais plus vraiment.

fire and gasoline
❝ nyc - 7 mai 2016 ❞


« Au fait, oublie pour samedi, Jules a un empêchement. » J’arquais un sourcil et me tournais vers Sacha qui affichait une petite moue déçue. Elle tenait à me présenter sa meilleure amie depuis une éternité maintenant, et des imprévus nous empêchaient toujours d’y parvenir. Quand ce n’était pas moi qui étais pris par le boulot, c’était l’une d’elles. Je devais avouer que ça n’avait pas grande importance pour moi mais je savais que ça en avait beaucoup pour elle et me promettait d’essayer de contacter Jules moi-même. Quand et comment restait la question, mais il fallait vraiment que je me bouge. « Avoue que tu ne veux pas nous présenter, de peur qu’elle réalise à quel point je suis parfait. » Je caressais ma poitrine pour agrémenter mes paroles. Je riais en allant plaquer mes lèvres contre les siennes, laissant mes mains se perdre dans le creux de ses reins pour venir coller son corps au mien. Depuis quatre mois, notre amitié avait franchi un cap que je ne pensais jamais franchir et nous filions le parfait amour.  Dire que tout le monde l’avait vu venir sauf moi était un euphémisme, j’avais toujours défendu mes sentiments sincères envers elle et le fait que l’amitié homme/femme pouvait exister. Ceci dit, mes sentiments pour Sacha n’avaient pas vraiment changé, sans doute parce qu’il était impossible de l’aimer plus que je ne le faisais déjà à l’époque. Notre relation était à la fois étrange et totalement naturelle. Je n’avais pas besoin de réfléchir à qui être en sa compagnie, pas besoin d’essayé de masquer mes défauts parce que ma meilleure amie avait eut le temps d’en faire la liste au cours de ces six dernières années. « Ça t’ennuie si on passe la soirée avec Skye et Lindy à la place ? Je ne les ai pas vues depuis un bail. » Je n’étais pas du genre à garder contact et rendre visite à la famille deux fois par semaine, mais j’étais plutôt attaché à celle-ci malgré tout. Je m’entendais très bien avec mes cousines et n’était pas contre l’idée de passer une bonne soirée en leurs compagnie, puisque je n’avais de toute façon rien prévu pour samedi à présent. Sacha approuvait, même si je voyais parfaitement qu’elle était toujours un peu déçue de voir nos plans prendre une autre direction.

Comme à mon habitude, j’étais arrivé en avance à l’hôpital, prenant le temps de parler par-ci par-là à quelques collègues au vestiaire ainsi qu’à la cafet' ensuite. Je détestais courir et préférait de loin avoir le temps de me poser quelques minutes avant d’entamer un service. Assis avec un collègue, je m’amusais à le voir parler de sa future spécialité – si toute fois il y parvenait – le tout en me faisant un léger rentre dedans. Je n’étais pas du genre doué pour capter les signes, mais les siens étaient flagrants. Je me retenais de lui préciser qu’en plus d’être hétérosexuel, j’étais en couple, et finissais par m’échapper de cette conversation en voyant l’heure. C’est qu’il allait limite me mettre en retard, ce mec était un vrai moulin à paroles – et je disais ça en étant moi-même quelqu’un d’assez bavard, c’est pour dire ! Je me dirigeais vers le tableau, tout sourire en voyant la déception de plusieurs étudiants, et finissais par afficher une petite moue à mon tour en poussant un soupire. Les urgences… Il fallait y passer de temps en temps, c’était un fait, mais avouons qu’il y avait plus intéressant comme journée. Ce n’était clairement pas aujourd’hui que mes connaissances en médecine avanceraient d’un grand pas. Mon bipeur se mit à vibrer et sonner dans ma poche, et je quittais le tableau des yeux pour les poser sur l’étudiante à mes côtés. Je n’avais jusqu’ici pas prêter attention à sa présence, mais son bipeur sonnait en cœur avec le mien, ce qui laissait supposé qu’elle se trouvait dans le même service. Nous tournant l’un vers l’autre dans un même mouvement, mon regard s’accrochait à ses yeux clairs qu’elle venait de planter dans les miens et dont je ne pouvais me détacher. Figé, j’étais incapable de bouger le moindre muscle et laissais mon corps et mon esprit se perdre dans ce moment précieux.Dis quelque chose. J’entre-ouvrais la bouche et aucun mot n’en sorti, coupé dans ce pseudo élan. « Il vous faut une invitation peut-être ? » La réalité me sortait de ma torpeur et, déboussolé, je tentais de retrouver mes esprits au plus vite. Je ne m’autorisais pas à me perdre dans son regard une nouvelle fois, me contentant d’un signe de tête qui désignait les urgences pour l’inviter à me suivre. Nous étions attendus et possiblement déjà en retard comparé aux autres. Concentré comme jamais pour ne pas laisser mon esprit vagabonder, j’écoutais attentivement chaque syllabe qui nous étaient adressés, me dirigeant vers le patient qu’on venait de m’attribuer dés lors que son dossier se retrouvait entre mes mains. J’ignorais totalement ce qui venait de se passer, mais je pouvais encore sentir ses yeux verts-noisettes accrochés aux miens.

« Vous devriez aller lui parler. » Je quittais la silhouette de l’étudiante dont j’ignorais tout pour reporter mon attention sur ma patiente, un sourire amusé aux lèvres. J’avais tourné la tête un quart de seconde pour tomber sur sa silhouette sans m’attarder sur elle, mais madame Walsh remarquait tout. «Et vous, vous devriez être plus prudente. » Lui signalais-je afin de faire dévier le sujet de conversation. L’antiseptique en main, j’en plaçais sur le coton que je pressais contre sa tempe légèrement ouverte. « J’y tâcherai. » Mes lèvres s’étiraient à nouveau et je m’approchais un peu plus d’elle pour me concentrer sur cette plaie que je m’apprêtais à refermer. Un jeu d’enfant, mais vu ma concentration du jour, il valait mieux ne prendre aucun risque. Terminant son dernier point de suture, je m’éloignais et sentais sa main se poser sur la mienne. « Elle vous regarde aussi. » Murmurait-elle dans un sourire complice. Je me contentais de sourire, m’interdisant formellement de tourner la tête dans sa direction pour l’instant.</div></div></center></center>
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